| EXTRAIT
DES STATUTS |
L’association ENS’BATUCADA
a pour but de rapprocher des activités artistiques
et citoyennes.
La base de cette activité est un collectif rythmique
sur le modèle instrumental de la Batucada brésilienne.
Ce collectif est formé de musiciens, d’artistes
plasticiens, de comédiens, d’amateurs dont
le principal objectif est de renouer avec le public
dans les espaces publics.
Ses activités pédagogiques (ateliers et
stages musicaux, fabrication de costumes…) et ses
actions extérieures (concerts, défilés,
représentations musicales théâtralisées)
sont animées par la volonté de faire découvrir
ces pratiques musicales sud-américaine tout en
laissant une place importante à la création
dans une optique humaniste et festive.
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| les
mÉmes |
Ens’batucada fait partie Des Mêmes [ http://lesmemes.free.fr ], association de compagnies
artistiques logé à la Blanchisserie
par l'hopital Charles Foix avec qui elle est liée
par une convention d'échange depuis 1997.
Les Mêmes interviennent artistiquement dans
cet hopital de geriatrie plusieurs fois par mois, ensemble
ou compagnie par compagnie pour lier avec les malades
des moments d'émotions, partager des instants
de communication.
Mais l'actualité politique et le climat budgétaire
permettent aux responsables de la santé, et notamment
aux dirigeants de l'Assistance Publique / Hopitaux de
Paris d'économiser des bouts de chandelle
et de réclamer loyers et charges aux associations
hébergées par l'APHP pour certaines depuis
de nombreuses années. Ces décisions récentes
remettent en question les actions des membres des Mêmes
auprès des patients de l'hopital pourtant très
bénéfique au dire des malades et des personnels
soignants.
En
mai 2007, sur décision unilatérale des directions de
l’hôpital et de l’AP-HP, les dix structures
artistiques composant les Mêmes devront plier bagage et trouver
un autre lieu.
Affaire à suivre sur le site des Mêmes : [ http://lesmemes.free.fr ]
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| HISTORIQUE |
1996
Jacki Chriqui, enseignant
à l’Ecole Nationale Supérieur
des Beaux Arts de Paris constitue un dossier pour
créer un atelier de percussions dans l’enceinte
de l’école. Son idée est de regrouper
des étudiants, artistes peintres, plasticiens
autour des instruments typiques de la « batucada »
brésilienne afin que naisse un collectif
pluridisciplinaire se réunissant, jouant
dans la rue et « renouant avec le public
dans les espaces publiques ». Son expérience
musicale passée ne suffit pas pour diriger
l’atelier, il passe une annonce à laquelle
répond Mestre Thomas Sisqueilles.
1997
Thomas est batteur-percussionniste.
A l’époque, il déploie son art
sur le char battant de la compagnie de la Dernière
Minute (D. M.) [ http://www.la-dm.com ]. Stéphane Jaglovski, camarade
de longue date de Thomas, également percussionniste
à la D.M. , le suit dans l’aventure.
La Batucada ils connaissent, le Batucatrash de la
D.M. fait alors des ravages dans les lieux alternatifs
parisiens.
Les ateliers débutent
en 1997 dans une des caves des Beaux-Arts. D’abord
réservés aux élèves
de l’ENSBA, ils s’ouvrent rapidement aux
renforts extérieurs. Le collectif sort modestement
pour jouer dans l’école, à l’occasion
de vernissages de fêtes de diplômes.
Assez proche d’Amnesty Internationale, le collectif
défile lors de manifestations, notamment
au Trocadero.
1998
Réalisation du premier
projet. Un étudiant de l’école,
Alex Mensah, demande la participation sonore du
collectif dans le cadre de son diplôme sur
les évènements de Mai 68. Les musiciens
lâchent leurs instruments pour scander les
slogans phare de Mai 68 sur les rythmes des appels
typiques de Samba.
Le groupe percutant commence à faire désordre
dans l’école. Il prend un peu d’indépendance,
se constitue en association en mars 1998, et en
septembre 1998, prend son envol. Né à
l’ENSBA, il prend comme nom ENS’BATUCADA
et déménage de l’école
pour être accueilli chez « les
Mêmes » [ http://lesmemes.free.fr ] . Cet autre collectif regroupe
des compagnies de spectacle vivant dont la Dernière
Minute [ http://www.la-dm.com ], KMK [ http://www.cie-kmk.org ] , DGI, et des vidéastes (Akeway),
des chorégraphes, danseurs(euses) (Zig Zag)
et se trouve depuis un an sous convention avec l’Hôpital
Charles Foix d’Ivry sur Seine.
Le Groupe Hospitalier, spécialisé
en gériatrie, héberge les Mêmes
dans l’ancienne blanchisserie, abandonnée
depuis des années, en échange d’actions
ponctuelles et à plus long terme auprès
des malades. Le défi est de taille.
Des trente musiciens déménageant des
Beaux Arts se créent deux groupes, Qui Tonne
et Effet Non’Stop,
dirigés respectivement par Thomas et Stéphane.
Un troisième groupe accueille les nouveaux
venus d’un peu partout pour nourrir ce vivier
créatif. Ces deux groupes se produisent de
plus en plus régullièrement lors de
manifestations, de fêtes.
Des projets de costumes et de spectacles se dessinent
dans les cartons…
2000
L’Association se remembre,
le bureau est changé. C’est un nouveau
départ, avec des envies fraîches et
une grande motivation. Qui Tonne
et Effet Non’Stop
rythment les carnavals d’écoles et de
villes en banlieue parisienne.
2001
Les costumes sont cousus,
l’unité prend forme. Les agitateurs
Rouge, Orange, Jaune et Noir d ’ Effet Non’Stop
envahissent la Technoparade, le Festival de Chalon
sur Saône… et promet un avenir…
trop coool (à prononcer à la manière
de Julien). Les concerts s’enchaînent
à droite à gauche et l’année
2002 est elle aussi riche de rencontres et de spectacles.
Pendant ce temps-là Qui Tonne
peaufine sa création de costumes.
2002
La tournée d’été
fit sonner les tambours jusqu’en Espagne,
en passant par Montpellier, Vaours, Collioure, pour
finir par Aurillac et Bourg-Saint-Maurice. Nous
sommes revenus bronzés et bien fatigués,
toujours contents et des projets plein la tête.
A la rentrée, l’idée d’une
création artistique germée durant
les vacances prit lentement forme, et avance aujourd’hui
à son rythme. A Noël, une petite virée
en Corse avec Tarace Boulba a fait remonter le thermomètre
et concluait à merveille l’année.
2003
Cette année a commencé
en fanfare avec une première : l’Olympia.
Même en première partie c’était
bien impressionnant et très émouvant.
Un grand souvenir pour tous, bien que nos 25 minutes
imparties soient passées trop vite. Un carnaval
en Belgique, un bœuf mémorable avec
Seu Jorge, et la rencontre les percussionnistes
corporels de Barbatouque (São Paulo) annonçaient
le retour des beaux jours.
Après cinq ans de bons et loyaux services,
le groupe Qui Tonne
s’arrête, sniffff, sniffff…
Que faire pour la fête de la musique ? Fuir
Paris ! Et voilà que nous sommes accueillis
à bras ouverts à Boulogne-sur-Mer
(ah ! jouer dans le Nord, quel pied et quel
accueil !), pour une courte virée bien sympathique.
C’est l’été,
une seconde à l’Olympia, un tour (peut-être)
en Italie vers le 20 juillet, sûrement en
Savoie entre le 25 juillet et le 5 août, pour
une tournée plus courte mais les circonstances
obligent : 5 enfants à naître dans
le groupe Effet Non’Stop
entre septembre et janvier : la relève est
assurée !
rentrée
2003
L'été est
fini, et c'est la rentrée. Nous nous souviendrons
de Seez et de son chaleureux et valeureux festival,
de sa belle région et de ses tartiflettes.
Nous n'oublierons pas Paris et sa plage, la chaleur,
les gens heureux, en face de la conciergerie, et
la gentillesse des flics (que jusqu'au 17 août,
faut pas pousser quand même).
Pour la rentrée, l'association souhaite parvenir
à s'ouvrir à ceux qui l'ont sollicités.
Alors encore un peu de patience, et nous nous rencontrerons
peut-être dans les couloirs de la Blanchisserie.
février
2004
les carnavals battent son
plein, et nous comptons bien chasser ce maudit hiver
pour pouvoir de nouveau sentir les doux rayons du
soleil nous chatouiller les mirettes. En attendant,
l'association à ouvert depuis la rentrée
deux ateliers supplémentaires. Nous remercions
ceux qui ont patienté parfois plus d'un an
et espérons qu'ils ne le regrettent pas.
Les six enfants à naître dans le groupe
Effet
Non’Stop sont sortis de leur tanière
et viennent (déjà !) assister aux
prestations de leurs parents (hein Manon ?), dont
la plus récente, à la Maroquinerie,
fut bien douce. Dans l'ombre, nous travaillons dur,
dur, et préparons des surprises musicales
inédites en France, avec des morceaux aux
noms étranges comme le "Fred 12/8"
... mais la phrase de caisse n'est pas encore assimilée
.... (hein Rico ?).
Eh, le soleil, tu viens ? Juillet 2005
Ete 2005. Une année tout en changements. La nouvelle création d’Effet Non’Stop,
« O’BRIGAD », a abouti à une image et un
imaginaire dynamique et graphique. Un aperçu en a
été donné aux 10° festival des Arts Forains de
Namur. La Belgique est toujours aussi accueillante et chaleureuse.
L’année fut également l’occasion d’une
collaboration étroite avec Anna Torrès, chanteuse
brésilienne en pleine ascension, de la création «
dans le noir » d’une petite forme de 20 minutes, (et
d’une remise en question générale après 7
années de bons et loyaux services!).
Pendant ce temps, Samblabla
décolle et continue l’ouvrage de ses prédecesseurs
: c’est eux que vous entendrez cet été, dans un
coin d’Alsace à la fin du mois de juillet, alors qu’Effet Non’Stop prend des vacances sans musique, et réfléchit à son évolution.
Les
ateliers fusionnent l’an prochain pour réunir des
musiciens qui ne seront désormais plus débutants !
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